Essai sur le parasite  -   Guillaume Bagnolini Info

 

Introduction

« Les germes des maladies ont, depuis le commencement des choses, prélevé leur tribut sur l’humanité – sur nos ancêtres historiques dès l’apparition de toute vie. Mais, en vertu de la sélection naturelle, notre espèce a depuis lors développé sa force de résistance ; nous ne succombons à aucun de ces germes, sans une longue lutte, et contre certains autres […] notre carcasse vivante jouit de l’immunité. Mais il n’y a pas dans la planète Mars, la moindre bactérie, et dès que nos envahisseurs martiens arrivèrent, aussitôt qu’ils absorbèrent de la nourriture, nos alliés microscopiques se mirent à l’œuvre pour leur ruine. […] L’homme a payé, au prix de millions et de millions de mort, sa possession du globe terrestre : il lui appartient contre tous les intrus, et il serait encore à lui-même si les martiens étaient dix fois plus puissant. Car l’homme ne vit et ne meurt en vain. »

Comme indiqué dans cet extrait, le germe (bactérie ou virus) est
un parasite qui entraine une maladie. La maladie est un parasitisme, nous vivons donc avec le parasite. Cet extrait de La guerre des mondes d’Orson Wells souligne le côté paradoxal et dynamique du parasite. Est-il un ennemi ? Ou un allié ? Et surtout de quel point de vue, biologique ? Social ? Ou philosophique ? La première vraie réflexion philosophique sur le parasitisme nous vient de Michel Serres et de son livre Le parasite. Dans cet ouvrage publié en 1980, il met en lien les différentes définitions de parasite, Michel Serres décrivant la relation de parasitisme et révélant quelques caractéristiques majeures du parasite. Il s’intéresse aux parasites littéraires et analyse certaines œuvres célèbres comme Tartuffe, l’Odyssée ou les fables de La Fontaine. Cependant, il ne considère le parasitisme qu’en termes de communication et ne souligne pas toute la diversité liée à ce type de relation.
Commençons par une enquête historique et remontons le temps : quelle est l’origine du parasite ?

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Introduction

« Les germes des maladies ont, depuis le commencement des choses, prélevé leur tribut sur l’humanité – sur nos ancêtres historiques dès l’apparition de toute vie. Mais, en vertu de la sélection naturelle, notre espèce a depuis lors développé sa force de résistance ; nous ne succombons à aucun de ces germes, sans une longue lutte, et contre certains autres […] notre carcasse vivante jouit de l’immunité. Mais il n’y a pas dans la planète Mars, la moindre bactérie, et dès que nos envahisseurs martiens arrivèrent, aussitôt qu’ils absorbèrent de la nourriture, nos alliés microscopiques se mirent à l’œuvre pour leur ruine. […] L’homme a payé, au prix de millions et de millions de mort, sa possession du globe terrestre : il lui appartient contre tous les intrus, et il serait encore à lui-même si les martiens étaient dix fois plus puissant. Car l’homme ne vit et ne meurt en vain. »

Comme indiqué dans cet extrait, le germe (bactérie ou virus) est
un parasite qui entraine une maladie. La maladie est un parasitisme, nous vivons donc avec le parasite. Cet extrait de La guerre des mondes d’Orson Wells souligne le côté paradoxal et dynamique du parasite. Est-il un ennemi ? Ou un allié ? Et surtout de quel point de vue, biologique ? Social ? Ou philosophique ? La première vraie réflexion philosophique sur le parasitisme nous vient de Michel Serres et de son livre Le parasite. Dans cet ouvrage publié en 1980, il met en lien les différentes définitions de parasite, Michel Serres décrivant la relation de parasitisme et révélant quelques caractéristiques majeures du parasite. Il s’intéresse aux parasites littéraires et analyse certaines œuvres célèbres comme Tartuffe, l’Odyssée ou les fables de La Fontaine. Cependant, il ne considère le parasitisme qu’en termes de communication et ne souligne pas toute la diversité liée à ce type de relation.
Commençons par une enquête historique et remontons le temps : quelle est l’origine du parasite ?

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